Salaire des TEA au Canada 2026 — Combien gagnent les techniciens d'entretien d'aéronefs ?
Si vous envisagez une carrière de technicien d'entretien d'aéronefs (TEA) au Canada, la première question qui vous vient à l'esprit est probablement : combien vais-je gagner ? La réponse courte est que les salaires des TEA au Canada varient de 45 000 $ à 140 000 $ CA et plus selon votre expérience, votre type de licence, votre emplacement et votre employeur. Ce guide décompose chaque variable salariale afin que vous puissiez visualiser exactement votre potentiel de revenus — et comment Sky Licence peut vous aider à y arriver plus rapidement.
Équipe Sky Licence
Spécialistes de la préparation aux examens TEA — aidant les techniciens à obtenir leur licence Transports Canada depuis 2025
La maintenance aéronautique est-elle une carrière bien rémunérée au Canada ?
En bref : oui. La maintenance aéronautique est l'un des métiers spécialisés les mieux payés au Canada. Selon les données de la Banque d'emplois du gouvernement du Canada, Glassdoor et SalaryExpert, le salaire moyen d'un TEA au Canada est d'environ 71 000 $ à 74 000 $ par année au début de 2026. Ce montant est nettement supérieur au salaire national moyen d'environ 65 700 $ pour toutes les professions.
Mais les moyennes ne racontent qu'une partie de l'histoire. Les salaires des TEA varient énormément selon des facteurs que vous pouvez contrôler — la licence que vous détenez, l'endroit où vous travaillez et l'expérience que vous accumulez. Les mieux rémunérés dans ce domaine — ingénieurs principaux dans les grandes compagnies aériennes, superviseurs dans les gros ateliers de maintenance (MRO) et spécialistes travaillant en rotation fly-in/fly-out — peuvent gagner bien plus de 110 000 $ par année, certains dépassant 140 000 $ si l'on tient compte des heures supplémentaires et des primes de quart.
Si vous envisagez cette voie, voici l'essentiel à retenir : les salaires des TEA ne sont pas linéaires. Ils augmentent de façon prévisible avec l'expérience, et des choix stratégiques concernant votre catégorie de licence et votre employeur peuvent accélérer considérablement vos revenus. Passons en revue les chiffres.
Salaire des TEA au Canada selon le niveau d'expérience
Comme la plupart des métiers spécialisés et des professions d'ingénierie, la rémunération des TEA augmente régulièrement avec l'expérience. Voici la répartition par étape de carrière :
| Niveau d'expérience | Fourchette salariale (CA$) | Rôle typique |
|---|---|---|
| Apprenti / Débutant (0–3 ans) | 45 000 $ – 65 000 $ | Apprenti TEA, mécanicien junior |
| Intermédiaire (5–10 ans) | 65 000 $ – 85 000 $ | TEA breveté, chef d'équipe |
| Sénior / Principal (10–20 ans) | 85 000 $ – 110 000 $ | TEA principal, superviseur de quart |
| Hauts revenus / Gestion | 110 000 $ – 140 000 $+ | Ingénieur en chef, gestionnaire de maintenance, inspecteur |
Ces chiffres sont basés sur les données de la Banque d'emplois du gouvernement du Canada (CNP 22312 — Techniciens d'entretien d'aéronefs), Glassdoor, SalaryExpert et Jobted Canada, recoupées avec des offres d'emploi actives d'Air Canada, WestJet, Porter Airlines, StandardAero, L3Harris et Cascade Aerospace en date de mai 2026.
Salaire débutant des TEA (45 000 $ – 65 000 $)
En tant qu'apprenti ou TEA nouvellement breveté, vous commencerez généralement au bas de cette fourchette. La Banque d'emplois du gouvernement du Canada indique que les TEA débutants (moins de 3 ans d'expérience) gagnent en moyenne environ 46 200 $ par année. Cependant, les salaires de départ varient considérablement selon l'employeur. Les ateliers d'aviation générale (GA) et les petits MRO ont tendance à payer entre 45 000 $ et 50 000 $, tandis que les grandes compagnies aériennes et les gros MRO peuvent offrir de 55 000 $ à 65 000 $ aux apprentis, surtout dans les villes où le coût de la vie est élevé comme Vancouver et Toronto.
De nombreux employeurs offrent également des primes de quart (différentiels pour le soir, la nuit et la fin de semaine) qui peuvent ajouter 10 à 20 % à votre salaire de base. Un quart de nuit dans un MRO d'une grande compagnie aérienne, par exemple, pourrait ajouter 3 $ à 6 $ de l'heure à un taux de départ déjà compétitif.
Salaire intermédiaire des TEA (65 000 $ – 85 000 $)
Une fois que vous détenez une licence complète de TEA de Transports Canada et que vous avez 5 à 10 ans d'expérience, votre potentiel de revenus augmente considérablement. À ce stade, la plupart des TEA gagnent entre 65 000 $ et 85 000 $ par année. Les techniciens travaillant dans les grandes compagnies aériennes (Air Canada, WestJet) ou dans les MRO syndiqués se situent généralement dans la partie supérieure de cette fourchette. Ceux qui travaillent dans de petits ateliers indépendants ou en aviation générale peuvent rester plus près de la barre des 65 000 $.
C'est également à ce stade que votre catégorie de licence commence à avoir de l'importance. Les techniciens de licence E (Électronique/Avionique) en milieu de carrière gagnent souvent au sommet de cette fourchette, ce qui reflète la prime que l'industrie accorde aux compétences en avionique à mesure que les aéronefs deviennent de plus en plus informatisés.
Salaire des TEA séniors / principaux (85 000 $ – 110 000 $)
Avec 10 à 20 ans d'expérience, un TEA senior ayant des responsabilités de direction ou de supervision commande un salaire de 85 000 $ à 110 000 $. Ces rôles impliquent généralement la certification des maintenances, la supervision des techniciens juniors, la gestion des quarts de travail et la résolution de problèmes complexes. Chez Air Canada, par exemple, les TEA seniors avec une qualification M2 sur des gros aéronefs (Boeing 777, Airbus A330) gagnent couramment entre 90 000 $ et 105 000 $ avant les heures supplémentaires et les primes.
Les spécialistes de licence S (Structures) sont particulièrement précieux à ce niveau. Leurs compétences de niche en réparation de composites avancés et de tôlerie les rendent indispensables pour les visites de maintenance lourde, et beaucoup commandent des salaires au sommet de cette fourchette.
Hauts revenus : superviseurs et spécialistes (110 000 $ – 140 000 $+)
Les TEA les mieux payés au Canada sont généralement les gestionnaires de maintenance, les ingénieurs en chef, les inspecteurs d'assurance qualité et les spécialistes travaillant dans des environnements éloignés ou très demandés. Ces postes peuvent payer de 110 000 $ à 140 000 $ ou plus. Par exemple, les TEA travaillant en rotation fly-in/fly-out dans le Nord canadien (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon) ou dans des opérations minières et sables bitumineux éloignées en Alberta gagnent souvent 120 000 $+ grâce aux primes d'isolement et aux horaires de quarts prolongés.
Chez les employeurs syndiqués de premier plan comme Air Canada, les TEA principaux seniors avec de multiples mentions de licence et une vaste expérience sur des aéronefs complexes peuvent dépasser 120 000 $ si l'on inclut les heures supplémentaires, les primes de quart et les bonus annuels.
Salaire des TEA par province
L'endroit où vous travaillez au Canada a un impact significatif sur votre salaire de TEA. Les provinces ayant un coût de la vie plus élevé et une industrie aéronautique plus forte ont tendance à payer davantage, tandis que la prime pour le travail éloigné et nordique peut être spectaculaire.
| Province / Territoire | Fourchette salariale typique | Employeurs clés |
|---|---|---|
| Alberta | 70 000 $ – 130 000 $+ | WestJet, Sunwing, opérations hélicoptères, FIFO sables bitumineux |
| Colombie-Britannique | 65 000 $ – 110 000 $ | Cascade Aerospace, Pacific Coastal, Viking Air |
| Ontario | 65 000 $ – 110 000 $ | Air Canada, Porter, Bombardier, StandardAero |
| Québec | 60 000 $ – 100 000 $ | Air Canada (YUL), Bombardier, CAE, Pratt & Whitney Canada |
| Nord canadien (YT, NT, NU) | 80 000 $ – 140 000 $+ | Air North, Canadian North, Summit Air, First Air |
| Manitoba / Saskatchewan | 55 000 $ – 90 000 $ | StandardAero (Winnipeg), WestJet Encore, Perimeter Aviation |
| Canada atlantique | 55 000 $ – 85 000 $ | PAL Aerospace, IMP Aerospace, Cougar Helicopters |
Alberta — La province la mieux rémunératrice
L'Alberta offre régulièrement les salaires les plus élevés pour les TEA au Canada. La combinaison du siège social de WestJet à Calgary, d'une industrie florissante d'hélicoptères desservant les sables bitumineux et des opérations fly-in/fly-out (FIFO) dans les régions nordiques éloignées pousse la rémunération bien au-dessus des moyennes nationales. Un ingénieur qualifié M2 à la base de maintenance lourde de WestJet à Calgary peut gagner un salaire de base de 80 000 $ à 100 000 $, tandis que les ingénieurs FIFO soutenant les opérations d'hélicoptères à Fort McMurray dépassent souvent 110 000 $ à 130 000 $ avec les heures supplémentaires et les primes d'isolement.
Ontario et Colombie-Britannique — Marchés solides
L'Ontario et la C.-B. offrent des fourchettes salariales comparables, généralement de 65 000 $ à 110 000 $. La prime dans ces provinces va aux techniciens travaillant dans les grands hubs aériens (Pearson à Toronto, International de Vancouver) et les MRO spécialisés. En Ontario, la base de maintenance d'Air Canada à Toronto et les opérations de StandardAero stimulent la demande. En C.-B., Cascade Aerospace à Abbotsford et Pacific Coastal à Vancouver offrent des salaires compétitifs, bien que le coût élevé de la vie à Vancouver signifie que votre pouvoir d'achat net peut être inférieur à celui de l'Alberta.
Québec — Coût de la vie plus bas, salaires compétitifs
Les salaires des TEA au Québec se situent généralement entre 60 000 $ et 100 000 $. Bien que les salaires de base soient légèrement inférieurs à ceux de l'Ontario ou de l'Alberta, le coût de la vie plus bas au Québec — surtout à Montréal et dans les environs — fait que votre pouvoir d'achat peut en réalité être plus élevé. La province abrite également d'importants employeurs aérospatiaux comme Bombardier, Pratt & Whitney Canada, CAE et la base de maintenance d'Air Canada à Montréal, offrant de solides opportunités de croissance de carrière.
Nord et régions éloignées — La prime cachée
L'un des secrets les mieux gardés de la maintenance aéronautique canadienne est le potentiel de revenus dans le Nord canadien. Les compagnies aériennes et les opérateurs du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut offrent des primes substantielles — souvent 30 à 50 % de plus que les salaires du Sud — pour attirer et retenir les TEA qualifiés. Un TEA senior à Yellowknife ou Iqaluit peut gagner de 110 000 $ à 140 000 $, souvent avec un logement subventionné, des rotations de congés généreuses et des avantages de voyage. Ce n'est pas pour tout le monde, mais pour ceux qui sont prêts à travailler dans des conditions éloignées, c'est le chemin le plus rapide vers un salaire à six chiffres.
Salaire des TEA par type de licence : M vs E vs S
Votre catégorie de licence a un impact modeste mais significatif sur votre salaire. Voici comment les licences M, E et S se comparent à différents stades de carrière :
| Licence | Débutant | Intermédiaire | Senior |
|---|---|---|---|
| Licence M (Cellule et Groupe motopropulseur) | 45K $ – 60K $ | 65K $ – 85K $ | 85K $ – 110K $ |
| Licence E (Électronique/Avionique) | 50K $ – 65K $ | 70K $ – 90K $ | 90K $ – 120K $ |
| Licence S (Structures) | 50K $ – 65K $ | 70K $ – 90K $ | 90K $ – 130K $ |
Dans l'ensemble, les trois catégories de licence montrent une parité salariale approximative aux niveaux débutant et intermédiaire. Les différences deviennent plus notables aux niveaux supérieurs, où les spécialistes de licence S (Structures) et les techniciens de licence E (Électronique) peuvent commander des primes modestes par rapport à leurs collègues de licence M en raison de la nature spécialisée de leurs compétences.
Pour une comparaison détaillée des trois types de licence, y compris le champ d'activité, la difficulté des examens et laquelle choisir, lisez notre guide de comparaison des licences M vs E vs S.
Canada vs États-Unis : comment le salaire des TEA se compare-t-il à celui des A&P de la FAA ?
Si vous envisagez de travailler aux États-Unis — ou si vous vous demandez comment les salaires des TEA canadiens se comparent à l'échelle mondiale — il est utile de comprendre le paysage salarial des mécaniciens A&P (Cellule et Groupe motopropulseur) de la FAA.
Selon le Bureau of Labor Statistics américain (données de mai 2024), le salaire annuel médian des mécaniciens d'aéronefs aux États-Unis est de 78 680 $ US — environ 108 000 $ CA au taux de change de mi-2026 (~1,37 $ CA par $ US). Les 10 % les mieux rémunérés aux États-Unis dépassent 100 000 $ US (~137 000 $ CA). Les grandes compagnies aériennes américaines comme Delta, United, American et Southwest paient leurs mécaniciens A&P au sommet de l'échelle entre 65 $ et 75 $ US de l'heure après 5 à 10 ans d'ancienneté, ce qui représente de 135 000 $ à 156 000 $ US (~185 000 $ à 214 000 $ CA) par année avant les heures supplémentaires.
Sur le papier, les salaires américains sont nettement plus élevés. Cependant, il y a des mises en garde importantes :
- La conversion de licence n'est pas automatique. Les licences TEA de Transports Canada ne se convertissent pas directement en certificats A&P de la FAA. Vous devriez réussir les examens écrits, oraux et pratiques de la FAA pour travailler aux États-Unis.
- Coûts des soins de santé. Les travailleurs américains paient considérablement plus pour l'assurance maladie, ce qui peut compenser de 5 000 $ à 15 000 $ de la différence salariale par année.
- Coût de la vie. Les grands hubs aériens américains (New York, Los Angeles, Miami, Chicago, Dallas) ont des coûts de vie élevés qui réduisent le pouvoir d'achat.
- Protections syndicales. Les TEA canadiens des grandes compagnies aériennes bénéficient d'une solide représentation syndicale (IAM, Unifor, AMFA), avec des conventions collectives offrant une excellente sécurité d'emploi, des pensions et des progressions salariales planifiées. L'écart entre les salaires canadiens et américains se réduit considérablement lorsque l'on tient compte du régime complet de rémunération.
Pour la plupart des TEA canadiens, le marché intérieur offre un excellent potentiel de revenus — surtout en Alberta, dans le Nord canadien et dans les grandes compagnies aériennes — sans la complexité d'un déménagement aux États-Unis.
Salaires des TEA syndiqués vs non syndiqués
La syndicalisation est l'un des facteurs les plus importants affectant la rémunération des TEA au Canada. Les principaux employeurs syndiqués comprennent :
- Air Canada — TEA représentés par l'AIMTA (Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale)
- WestJet — TEA représentés par l'AMFA (Aircraft Mechanics Fraternal Association)
- Porter Airlines — TEA représentés par Unifor
- StandardAero — Diverses conventions syndicales selon l'emplacement
Les TEA syndiqués gagnent généralement 15 à 30 % de plus que leurs homologues non syndiqués dans les petits ateliers d'aviation générale et les MRO indépendants. En plus de salaires de base plus élevés, les conventions collectives offrent :
- Progressions salariales automatiques (généralement 5 à 8 échelons sur 4 à 6 ans)
- Primes de quart de nuit (3 $ à 6 $/h au-dessus du salaire de base)
- Heures supplémentaires à 1,5x–2x le taux de base
- Régimes de retraite à prestations définies (de plus en plus rares au Canada)
- Assurance maladie, dentaire et vision
- Dispositions de sécurité d'emploi et enchères basées sur l'ancienneté pour les quarts et les jours fériés
Les employeurs non syndiqués — en particulier les petits ateliers d'aviation générale, les écoles de pilotage et les opérateurs régionaux — compensent un salaire de base inférieur par d'autres avantages. Ceux-ci peuvent inclure des horaires plus flexibles, un avancement plus rapide vers des postes de supervision, une expérience pratique plus large sur plusieurs types d'aéronefs et moins de bureaucratie. De nombreux TEA commencent leur carrière dans des ateliers non syndiqués pour l'expérience, puis passent aux compagnies aériennes syndiquées pour le salaire et les avantages sociaux plus élevés.
Compagnie aérienne vs MRO vs Aviation générale : salaire par type d'employeur
| Type d'employeur | Fourchette salariale | Avantages |
|---|---|---|
| Grande compagnie aérienne (syndiquée) | 70K $ – 110K $+ | Plus hauts salaires, pensions, primes de quart, sécurité d'emploi |
| Grand MRO (ex. : StandardAero, L3Harris) | 60K $ – 95K $ | Exposition à divers aéronefs, formation structurée |
| Compagnie aérienne régionale | 55K $ – 85K $ | Responsabilités rapides, bon tremplin vers une grande compagnie |
| Aviation générale / École de pilotage | 45K $ – 70K $ | Vaste expérience pratique, environnement flexible |
| Aviation d'affaires / Corporative | 65K $ – 100K $ | Hangars propres, aéronefs plus récents, opportunités de voyage |
| Hélicoptères / Opérations éloignées | 70K $ – 140K $+ | Plus haut potentiel de revenus, expérience unique |
Grandes compagnies aériennes (Air Canada, WestJet, Porter)
Les grandes compagnies aériennes offrent les carrières de TEA les plus prévisibles et les mieux rémunérées au Canada. Les conventions collectives garantissent des augmentations salariales annuelles, des avantages sociaux complets et des régimes de retraite définis. Une progression typique chez Air Canada : commencer autour de 65 000 $ en tant que nouveau TEA breveté, atteindre 85 000 $ à 90 000 $ au sommet de l'échelle (4 à 6 ans), et dépasser 100 000 $ avec des fonctions de chef d'équipe, des heures supplémentaires et des primes de quart.
MRO (StandardAero, L3Harris, Cascade Aerospace)
Les MRO offrent des salaires compétitifs avec l'avantage de travailler sur une grande variété de types d'aéronefs. Les salaires de départ se situent généralement entre 55 000 $ et 65 000 $, les techniciens expérimentés gagnant de 75 000 $ à 95 000 $. La diversité du travail dans les MRO — de la maintenance en ligne aux visites lourdes en passant par la révision des moteurs — permet d'acquérir une vaste expérience qui vous rend plus commercialisable tout au long de votre carrière.
Aviation générale et écoles de pilotage
Les ateliers d'aviation générale et les écoles de pilotage offrent généralement les salaires les plus bas de l'industrie, mais ils fournissent une expérience pratique inestimable. De nombreux TEA prospères commencent leur carrière dans des ateliers d'aviation générale, travaillant sur des Cessna, Piper et Diamond, avant de passer à des rôles dans les compagnies aériennes ou les MRO. La fourchette salariale de 45 000 $ à 70 000 $ reflète les marges d'exploitation plus réduites de ce secteur, mais l'expérience acquise — souvent en travaillant de manière indépendante et en prenant des décisions de certification quotidiennement — est inestimable.
Primes de quart et heures supplémentaires : la hausse cachée
L'une des choses les plus importantes à comprendre à propos de la rémunération des TEA est que le salaire de base n'est qu'une partie du tableau. La plupart des postes de TEA impliquent du travail par quarts — tôt le matin, après-midi, nuits, fins de semaine et jours fériés — et les employeurs paient des primes importantes pour les quarts moins désirables.
Primes de quart typiques au Canada :
- Quart de soir (15h–23h) : 2 $ à 4 $/h au-dessus du salaire de base
- Quart de nuit (23h–7h) : 3 $ à 6 $/h au-dessus du salaire de base
- Travail de fin de semaine : 1,5x le taux de base (ou prime équivalente)
- Heures supplémentaires (plus de 40 h/semaine) : 1,5x–2x le taux de base
- Travail les jours fériés : 2x–2,5x le taux de base
Un TEA senior dans une grande compagnie aérienne gagnant un salaire de base de 90 000 $ peut facilement ajouter 15 000 $ à 25 000 $ par année grâce aux primes de quart de nuit et aux heures supplémentaires. Il n'est pas rare que des techniciens motivés gagnent 110 000 $ à 120 000 $+ sur un salaire de base de 90 000 $.
Combien pouvez-vous gagner en tant que TEA au cours de votre carrière ?
Lorsque vous projetez les revenus d'un TEA sur une carrière de 30 à 35 ans, les chiffres sont impressionnants. Voici une estimation réaliste des revenus de carrière :
| Étape de carrière | Années | Salaire annuel | Revenus cumulés |
|---|---|---|---|
| Apprenti | 1–3 | 50 000 $ | 150 000 $ |
| Début de carrière | 4–7 | 70 000 $ | 430 000 $ |
| Milieu de carrière | 8–15 | 85 000 $ | 1 110 000 $ |
| Senior / Chef | 16–25 | 100 000 $ | 2 110 000 $ |
| Fin de carrière / Gestion | 26–35 | 110 000 $ | 3 210 000 $ |
Cette estimation prudente — en supposant un emploi stable aux taux moyens sans heures supplémentaires importantes ni primes éloignées — montre un potentiel de revenus à vie de plus de 3,2 millions de dollars. Un TEA qui travaille en rotation éloignée, prend régulièrement des quarts de nuit ou progresse vers la gestion pourrait facilement dépasser 4 millions de dollars sur une carrière de 35 ans.
Comparé au coût d'un diplôme collégial (généralement 10 000 $ à 20 000 $ pour un programme TEA approuvé par Transports Canada) et à l'investissement en temps de 2 à 4 ans de formation, le retour sur investissement est exceptionnel.
Facteurs qui affectent le plus votre salaire de TEA
Si vous planifiez votre parcours de carrière de TEA, voici les cinq facteurs qui auront le plus grand impact sur votre potentiel de revenus :
- Type d'employeur. Les grandes compagnies aériennes syndiquées paient 20 à 40 % de plus que les ateliers d'aviation générale.
- Emplacement. L'Alberta, le Nord canadien et les grands hubs paient le plus.
- Catégorie de licence et qualifications. E et S commandent des primes modestes ; M2 sur gros aéronefs paie plus que M1 sur aéronefs d'aviation générale.
- Autorité de certification. La capacité de signer les maintenances (privilèges de certification) augmente considérablement votre valeur aux yeux des employeurs.
- Multiples mentions. Les TEA qui détiennent plusieurs catégories de licence (M + E, M + S) ou plusieurs mentions de type d'aéronef commandent les salaires les plus élevés.
Le fil conducteur ? Obtenir votre licence TEA est l'étape la plus importante. Vous ne pouvez pas gagner un salaire de TEA breveté sans réussir les examens écrits de Transports Canada.
Comment Sky Licence vous aide à y arriver plus rapidement
Chaque jour que vous passez sans détenir votre licence TEA est un jour de potentiel de revenus perdu. La différence entre un salaire d'apprenti (45 000 $ à 55 000 $) et un salaire de TEA breveté (65 000 $+) est d'environ 15 000 $ à 20 000 $ par année. Cela signifie que retarder votre licence de 6 mois vous coûte 7 500 $ à 10 000 $ en revenus perdus. Sur 12 mois, vous avez perdu 15 000 $ à 20 000 $.
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Résumé : vos perspectives salariales de TEA pour 2026 et au-delà
L'industrie canadienne de la maintenance aéronautique fait face à une pénurie de main-d'œuvre bien documentée. Une main-d'œuvre vieillissante, combinée à une demande croissante de transport aérien et à des technologies aéronautiques de plus en plus complexes, signifie que les TEA qualifiés sont plus précieux que jamais. La Banque d'emplois du gouvernement du Canada évalue les perspectives d'emploi des techniciens d'entretien d'aéronefs comme « Bonnes » à « Très bonnes » dans la plupart des provinces, la demande devant rester forte au moins jusqu'en 2030.
Pour les personnes en reconversion professionnelle et les étudiants TEA, le portrait financier est clair :
- Salaires débutants de 45 000 $ à 65 000 $ qui augmentent régulièrement jusqu'à 65 000 $ à 85 000 $ en 5 à 10 ans
- Postes seniors de 85 000 $ à 110 000 $+ avec autorité de supervision
- Hauts revenus dépassant 140 000 $ dans des postes éloignés, spécialisés ou de gestion
- Revenus de carrière à vie de 3 à 4+ millions de dollars avec heures supplémentaires et primes
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